Economie sénégalaise extravertie : la réponse sans appel du ministre Amadou Hott

Economie sénégalaise extravertie : la réponse apportée par Amadou Hott

L’économie sénégalaise est-elle contrôlée par un secteur privé étranger ? La réponse, à en croire le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, est bien « non ». Selon l’économiste en chef sénégalais, « 74% des entreprises ayant un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard de francs CFA sont détenues par les opérateurs économiques locaux ». Amadou Hott a fait cette précision, lundi, lorsque les députés examinaient, en séance plénière, le budget prévu pour son ministère en 2021.
C’est le député Mamadou Diop Decroix (Groupe des libéraux et démocrates) qui, dans son intervention, a dénoncé une « économie extravertie et détenue par des étrangers ». Il ne fallait pas compter sur M. Hott pour accepter, docilement, une telle affirmation. Lui répondant, Amadou Hott précise que « les entreprises étrangères représentent 26% du secteur privé sénégalais et paient plus de 400 milliards de francs CFA à l’Etat du Sénégal par an, en guise d’impôts et des taxes. Et ce montant n’inclut pas les salaires et les cotisations sociales dont bénéficient les employés des entreprises étrangères », selon le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
« Tous les pays du monde ont besoin des investissements étrangers », a-t-il soutenu, avant d’évoquer la nécessité, pour les entreprises étrangères, de faire de la sous-traitance au profit du secteur privé national. 
Les crédits de paiement prévus pour le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, pour l’année prochaine, s’élèvent à 31 milliards 882 millions 581 mille 584 francs CFA. Au moment où le montant des autorisations d’engagement est de 92 milliards 327 millions 581 mille 584.