« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)

« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)
« Pourquoi le prix de l’eau ne peut pas baisser même avec le démarrage de KMS 3 prévu au plus tard le 31 mars 2021 » (ministre)

Le chantier de la 3ème usine d’eau de Keur Momar Sarr (KMS 3) a accueilli, mardi, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam. Qu’est ce qui pourrait expliquer cette visite au pas de charge sur ce site hautement stratégique ? Réponse apportée par le ministre qui a fait face à la presse à l’issue de la visite.

Monsieur le ministre, qu’est ce qui justifie votre descente à l’usine de Keur Momar Sarr 3, ce mardi matin ?
Au nom du Président Macky Sall et du Gouvernement, je suis venu aujourd’hui (mardi 8 décembre, ndlr), visiter le chantier de l’usine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr. Ce chantier est né d’une ambition, d’une vision et d’un projet majeur du Président Macky Sall. En effet, moins de deux mois après sa prestation de serment intervenue le 02 avril 2012, il avait demandé au gouvernement de tenir une réunion interministérielle le mardi 29 avril 2012 sur la question de l’alimentation en eau de Dakar qui accusait déjà un déficit perceptible. Et le mercredi 30 avril, il avait validé les conclusions de cette réunion interministérielle.
Cette ambition s’est traduite par un changement d’échelle parce que dans le schéma directeur de développement de l’hydraulique urbaine qui a fait l’objet d’un rapport en 2010, il était question d’une troisième usine de traitement de l’eau de 75 000 m3 jour à Keur Momar Sarr. Les ingénieurs et techniciens sénégalais avaient proposé qu’on passe à 100 000 m3. Le Président de la République, lui, a voulu changer d’échelle pour passer tout de suite à 200 000 m3/jour.

Depuis lors qu’est ce qui s’est passé à propos de ce fameux projet ?
Ce projet a mobilisé beaucoup de ressources, avec un cheminement que les ingénieurs nous ont expliqué tout à l’heure. Des négociations et des signatures de conventions de financements intervenues en 2016. Des appels d’offres ont été lancés et le top go de la pose des canalisations est intervenu en fin 2017. Les travaux de l’usine ont démarré en juin 2018, pour être suspendus à cause d’études techniques complémentaires et pour  redémarrer  au mois de novembre-décembre 2018. Ces travaux se sont déroulés sans interruption. Malgré les difficultés qui ont été causées par la crise sanitaire, les équipes de la SONES et des différents prestataires se sont attelées à atténuer les impacts de cette crise sur le déroulement du chantier. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons les 216 km de canalisations qui ont été posés. 
Nous avons l’usine de traitement qui est achevée à 93%. Le montage mécanique est en cours et nous espérons avoir un début des essais techniques dans quelques semaines. Une des prochaines phases va être celle de lavage, de rinçage et de désinfection de l’ensemble des canalisations qui ont été posées. Cette phase va nécessiter l’injection dans les tuyaux de 1 milliard 300 millions de litres d’eau. Nous espérons que cette phase ainsi que les essais techniques ne nous révèlerons pas de surprises. Dans tous les cas, le gouvernement a demandé aux entreprises, à la SONES de tout faire pour que la production d’eau puisse démarrer au plus tard le 31 mars 2021. Nous sommes rassurés par le niveau d’exécution des travaux au niveau de l’usine.

En matière de gouvernance, qu’est ce qui a été déterminant avec ce projet ?
Je puis vous indiquer que ce travail a été fait dans le cadre d’une gouvernance rapprochée avec des réunions de chantier hebdomadaires, des réunions mensuelles de coordination, que ce soit au niveau de la SONES ou chez les partenaires techniques et financiers. Sans oublier que les ingénieurs responsables des différents lots ont été logés sur site et ne rentraient à Dakar que le week-end.
KMS 3 est aussi la preuve de la confiance que les partenaires techniques et financiers accordent à notre pays. D’un montant de 284 milliards de FCFA, ce projet a vu le Sénégal bénéficier de la confiance de cinq partenaires techniques et financiers : la Banque Mondiale, l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD). Un pays qui ne rassure pas, ne peut bénéficier d’un financement de ce montant et avoir la confiance de tous ces partenaires techniques et financiers.

Maintenant, une fois mis en service, quel impact KMS pourra avoir sur l’alimentation en eau potable de la capitale et de ses environs ?
C’est un projet qui permettra d’améliorer sensiblement l’alimentation en eau potable dans le triangle Dakar-Thiès et Mbour, triangle qui concentre 80% de la demande en eau, sans oublier les localités et autres villages traversés par l’adducteur n°3 du Lac de Guiers (ALG 3). Je voudrais dire que d’ailleurs, pour ces localités, tous les villages qui sont distants de moins de 10 km du tracé bénéficient déjà des raccordements au niveau des ALG. Ce que nous allons renforcer et pour certains villages, il est carrément prévu des extensions de réseau dans le village avec des branchements domiciliaires. Pour ce qui est de l’impact au niveau des zones desservies, nous aurons près de 1 million de personnes qui verront leur alimentation en eau potable améliorée. D’autant plus qu’il sera accompagné par 85 000 branchements sociaux qui permettront à 610 000 personnes d’accéder à l’eau potable. Voilà le projet que nous avons visité aujourd’hui. On se rend compte que derrière nous, il ya la prise d’eau au niveau du lac de Guiers, cette eau va être traitée ici avec de étapes les unes plus complexes que les autres, avec des prestations d’ingénierie très complexes, comme on a pu le constater, cette eau va bientôt arriver au niveau des robinets de Dakar et environs.

En termes de durabilité, peut-on considérer KMS 3 comme un projet durable ?
Il s’agit d’une vision que nous avons pour le futur. L’Etat du Sénégal ne veut pas être rattrapé par la demande en eau. C’est ainsi que le gouvernement, sous les instructions du chef de l’Etat, le Président Macky Sall, est en train de mener une étude importante sur la sécurité de l’eau. Cette étude vise à voir quels sont les investissements et les programmes à mettre en œuvre pour utiliser tant les eaux souterraines, les eaux de surface que l’eau de mer pour pouvoir faire face à la demande en eau potable de Dakar à l’horizon 2050.

Avec le taux d’exécution que vous venez d’indiquer, peut-ont espérer  le démarrage de la production à la date que vous avez indiquée ?
En tout cas, ce sont les engagements que les ingénieurs ont eu à prendre. Maintenant, ce que je voudrais dire, c’est que, pour une technologie aussi complexe, on adopte toujours un principe de prudence et de précaution. J’ai indiqué le démarrage de la phase  des essais techniques, celle du lavage, du rinçage et de la désinfection des canalisations, espérons que cette phase ne va pas nous réserver des surprises. Espérons aussi que la pandémie de Covid-19 va reculer. Parce qu’une exacerbation pourrait avoir un impact négatif sur la mobilisation des ingénieurs en service sur le chantier. Mais si tout se passe correctement, en principe ce que nous avons demandé aux ingénieurs et aux entreprises qui exécutent, c’est de pouvoir démarrer  l’usine au plus tard le 31 mars 2021. Espérons que toutes ces conditions seront favorables pour démarrer l’usine à cette date.

La cherté de l’eau est de plus en plus agitée par les consommateurs, est ce qu’on peut avoir une assurance sur la baisse du prix de l’eau avec le démarrage de cette usine ?
Non, il n’est pas envisagé de baisse sur le prix de l’eau. Au contraire, si le gouvernement du Sénégal n’avait pas pris en charge une partie du financement, on aurait eu un renchérissement du prix de l’eau. Je voudrai indiquer que le montant du projet, tous lots confondus, est de 284 milliards de FCFA. Sur ce montant, il y a 12 milliards que le gouvernement du Sénégal a mobilisés au titre des  indemnisations des populations qui ont été touchées par le projet. Il reste 272 milliards de FCFA d’emprunt sur lesquels, pour  ne pas que cela altère l’équilibre financier de la SONES, et que cet investissement soit répercuté tout de suite et entièrement sur le dos du consommateur, l’Etat du Sénégal a pris en charge 85 %. Ainsi, la SONES ne rembourse que près de 45 milliards de FCFA, qu’elle répercute donc sur son prix patrimoine.