Classement 2022 des économies africaines les plus industrialisées selon la BAD

Classement 2022 des économies africaines les plus industrialisées selon la BAD
Classement 2022 des économies africaines les plus industrialisées selon la BAD
Classement 2022 des économies africaines les plus industrialisées selon la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) a publié son classement des économies les économies les plus industrialisées d’Afrique (IIA). Celui-ci, à en croire Ecofin, se base sur des données collectées depuis 2010 dans 52 pays du continent à l’exception du Soudan du Sud et de la Somalie.

Selon le rapport, la plupart des pays africains progressent dans leur développement industriel, bien que cela se déroule plus ou moins lentement. Avec un score de 0,84 sur 1 en 2021, l’Afrique du Sud reste le pays africain le plus industrialisé, suivi par le Maroc (0,83) et l’Egypte (0,78), tandis que le top 3 des économies les moins industrialisées du continent est composé de la Gambie (0,3455), du Burundi (0,3483) et de la Guinée-Bissau (0,3663).

Dans le Top10, le Sénégal tient une meilleure place (7ème) devant, fait notable, le Nigéria et le Kenya. La Côte d’Ivoire figure dans le lot des pays dont le niveau d’industrialisation est jugé moyen avec un indice en dessous de 0,6/1.

D’après la BAD, les progrès les plus importants en termes d’industrialisation ont été enregistrés au Bénin, en Éthiopie, en Érythrée, au Gabon, en Guinée, en Mauritanie, au Mozambique, au Sénégal et aux Seychelles, qui ont tous gagné au moins cinq places au cours de la période 2010-2019.

L’analyse des performances par région fait ressortir une dominance de l’Afrique du Nord, dont trois des six pays font partie du top 10 continental. Elle est suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, puis par l’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Pour rappel, l’IIA se base sur trois dimensions pour classer les économies. Il s’agit de la performance, c’est-à-dire la capacité des pays africains à générer une production manufacturière et des exportations ; les déterminants directs, c’est-à-dire la manière dont les pays orientent leurs ressources (capital et main-d’œuvre) vers le développement industriel ; et les déterminants indirects, c’est-à-dire la manière dont ils créent un environnement favorable à l’industrialisation, notamment à travers la stabilité macroéconomique, la solidité des institutions et l’équipement en infrastructures.