Greenpeace Afrique appelle Macky Sall à faire de 2022 l'année de l'action climatique panafricaine

Greenpeace Afrique appelle Macky Sall à faire de 2022 l'année de l'action climatique panafricaine

Dans le cadre de son mandat d'un an à la présidence de l'Union africaine, le président sénégalais Macky Sall doit saisir l'occasion d'unifier le continent sur l'action climatique. Cette conviction est celle de Greenpeace Afrique qui a constaté que dans son allocution de début de mandat à la tête de l’Union Africaine, le Chef de l’Etat sénégalais a brièvement cité la protection de l’environnement parmi les défis “nombreux et pressants” du Continent. 


Suffisant pour que l’Ong internationale l’invite à en faire une priorité de son mandat d’autant plus que le continent africain est confronté au risque le plus élevé de crises du climat et de la biodiversité alors que de nombreux gouvernements continuent de faire fi de cette situation. 


"Les pays industrialisés ont la responsabilité historique d’être à l’origine du dérèglement climatique, mais la crise climatique est une menace mondiale et les dirigeants africains ont la responsabilité partagée d'agir maintenant pour sauver la planète", a déclaré Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Océans à Greenpeace Afrique. 
Selon lui, la crise climatique est déjà une réalité quotidienne pour un grand nombre d’Africains confrontés à la sécheresse, aux inondations, à la perte de l'accès à l'eau et des moyens de subsistance.


Ainsi, Greenpeace Afrique alerte que ces phénomènes climatiques aux conséquences dévastatrices peuvent être source de conflits violents pour des ressources qui s'amenuisent. Raison pour laquelle, estime Dr Aliou Ba, « le président Sall doit mettre à profit ses compétences diplomatiques en tant que nouveau président de l'Union africaine pour promouvoir une réponse panafricaine à la crise climatique, en s'appuyant sur l'Agenda 2063 de l'Union africaine et en l'élargissant". 


L’un dans l’autre, pour briser ce cercle vicieux, conclut Dr Ba, " les nations africaines doivent s'unir pour défendre une énergie 100 % renouvelable d'ici 2050, lutter efficacement contre la désertification, la surpêche et protéger les trésors naturels et la biodiversité de notre continent par le biais d’instruments tels que le nouveau traité des Nations unies sur les océans et un moratoire permanent sur l'exploitation forestière dans toutes les forêts tropicales". 

Mandiaye THIOBANE